vendredi 24 juillet 2026

À peine 31,4% des francophones hors Québec bilingues s'identifient «seulement ou surtout» au groupe linguistique français...



Vouloir mettre ainsi en parallèle le niveau de «bilinguisme» des Anglo-Québécois et des francophones hors Québec n'a pas de sens. On compare des pommes et des oranges. Vous voyez le titre ci-haut? Avoir écrit Les francophones hors Québec sont plus assimilés que les anglophones du Québec nous aurait davantage rapprochés de la réalité.

Cette manie pernicieuse du gouvernement fédéral de voir de façon symétrique la soi-disant minorité anglo-québécoise et les collectivités francophones (ce qui en reste) des autres provinces empoisonne toutes ses analyses linguistiques. Le vécu des uns, historique et actuel, n'a absolument rein à voir avec celui des autres.

Au départ, le mot «bilingue» n'a pas la même signification au Québec que dans le reste du pays. En limiter le sens à la connaissance des deux langues officielles a pour effet de dissimuler la dynamique linguistique et identitaire.

Apprendre le français modifie assez peu le comportement linguistique des anglos au Québec. Ils continuent, en vaste majorité, à vivre en anglais à la maison, à s'informer en anglais, à écouter la radio et télé anglaises, à consommer l'Internet dans leur langue, à étudier dans des écoles anglaises et plus souvent qu'autrement, à travailler partiellement ou entièrement en anglais. Leur bilinguisme affecte peu, ou pas, leur identité culturelle ou nationale.

À l'extérieur du Québec, en général, la connaissance de l'anglais est essentielle. Si l'on cherche une symétrie, c'est ici qu'on la trouve. Comme les Anglo-Québécois, les plupart des francophones en situation minoritaire s'informent en anglais, écoutent la radio et la télé anglaises, consomment l'Internet en anglais, travaillent partiellement ou surtout en anglais et plus de 40% d'entre eux parlent le plus souvent l'anglais à la maison. Leur bilinguisme est synonyme d'anglicisation.

Notant que 69,4% des adultes québécois de langue maternelle anglaise sont bilingues, contre 91,6% pour les francophones des provinces à majorité anglaise, l'article du Devoir reprend certaines conclusions d'une étude récente de Statistique Canada, rendue publique le 16 juillet mais n'aborde pas les effets identitaires dans son entrevue avec le spécialiste interviewé, Étienne Lemire, analyste à Statistique Canada. Il aurait été intéressant de le faire.

capture d'écran de l'étude de Statistique Canada



Dans son étude, l'organisme fédéral a posé des questions qui aident à comprendre la totale asymétrie entre l'expérience anglo-québécoise et franco-canadienne. Les répondants bilingues ayant le français comme première langue officielle parlée (PLOP) (hors Québec) et l'anglais comme PLOP au Québec ont indiqué dans quelle langue ils étaient «le plus à l'aise de parler». Sans surprise, près de 80% des Anglo-Québécois se sont dits plus à l'aise en anglais (2,5% en français). Par contre, chez les francophones hors Québec, seulement 35% s'estiment plus à l'aise de parler en français (pour 25% d'entre eux, en anglais). Si vous ne voyez pas ici l'effet identitaire du bilinguisme collectif, vous ne le verrez jamais.

Le document de Statistique Canada a aussi, à la toute fin, publié un tableau indiquant à quel groupe linguistique les répondants anglophones et francophones s'identifient. Les résultats sont éloquents. Plus de 70% des Anglo-Québécois ayant l'anglais comme première langue officielle parlée (PLOP) s'identifient au groupe linguistique anglais, tandis que pour les «hors Québec» ayant le français comme PLOP, la proportion qui s'identifie au groupe linguistique français oscille à 31,4% (43% d'entre eux s'identifient aux deux groupes linguistiques, et 21% s'identifient au groupe linguistique anglais!)

À peine 31% des francophones hors Québec (un peu plus de 310 000) s'identifient «seulement ou surtout» au groupe linguistique français... une proportion qui diminue sans doute de recensement en recensement. Voilà où mène le bilinguisme à 92% chez les francophones en situation minoritaire! Entre-temps, l'érosion identitaire chez les Anglo-Québécois bilingues est quasi nulle.

Ceux qui ne comprennent pas la dynamique du bilinguisme au Canada après avoir vu cette étude ne comprendront jamais...

mercredi 22 juillet 2026

À la prochaine génération, le néant...

capture d'écran du site Web de Radio-Canada


Le débat sur le déclin du français, au Québec et ailleurs au Canada, fait rage depuis longtemps. Pas tant sur le principe général du déclin que sur l'ampleur de cette érosion de la langue française. Les avis sont partagés entre alarmistes (dont je suis) et lunettes roses. Les données des recensements sont claires, mais leur manipulation - parfois sans trop de scrupules - entache la crédibilité des statistiques officielles.

Quand un jour, l'assimilation aura achevé son oeuvre et que les dernières collectivités francophones de l'Amérique du Nord se compteront sur les doigts d'une main, il ne restera que l'évidence. Les mourants ne racontent pas de sornettes. Les déclarations faites à l'agonie sont généralement empreintes de vérité et de sincérité. À Terre-Neuve, les dernières communautés de langue française en sont rendues là. Après le prochaine génération, il y aura le néant. Leur témoignage a valeur de prophétie pour tous ceux et toutes celles qui, même en terre québécoise, croient assurée la pérennité du français.

Voilà pourquoi ce reportage récent (lien en bas de page) de Radio-Canada sur la péninsule de Port-au-Port, à Terre-Neuve, revêt tant d'importance. Les personnes que le journaliste Patrick Butler a rencontrées ont parfaitement conscience d'assister à la disparition du fait français dans leur coin de pays. Leurs commentaires décrivent crument la réalité socio-linguistique, mieux que les fins discours de statisticiens et politiciens. À l'article de la mort, il n'y a plus de filtres.

photo que j'ai prise en 2015 à La Grand'Terre, péninsule de Port-au-Port


Un peu de contexte (essentiel)... Soyez patients. La péninsule de Port-au-Port est située sur la côte sud-ouest de Terre-Neuve. Deux localités ont des concentrations de francophones: La Grand'Terre (Mainland) et Cap St-Georges. Chacune a son école et la population d'élèves est en chute libre: baisse de 50% depuis 2016 à l'école Notre-Dame-du-Cap (il ne reste que 20 enfants), et de 33% à l'école Sainte-Anne (de 76 à 50 élèves) au cours de la même période. Selon le recensement fédéral de 2021. Au village La Grand'Terre, sur 50 habitants de langue maternelle française, à peine une douzaine parlent le plus souvent français à la maison...




Allons-y maintenant pour les commentaires recueillis par la reporter de Radio-Canada...

Qu'en pense Alex, un des seuls élèves de 11e année à parler français à domicile, qui poursuivra ses études à l'Université de Moncton? «C'est un peu épeurant»... En effet...

Et qu'en dit l'ancien directeur de l'école de Cap St-Georges, Robert Cormier? «Si t'entends pas la langue (français) parlée à la maison, tu l'apprends juste à l'école, puis si t'as pas la chance de travailler dans la langue française après que tu quittes l'école, c'est quoi ta motivation pour garder la langue?» En effet...

Aujourd'hui âgé de 79 ans, il ajoute que dans sa jeunesse, l'anglais était obligatoire à l'école (comme dans bien d'autres provinces), mais que le français se parlait dans la cour et à la maison. «Aujourd'hui, c'est le contraire»... Ce phénomème est généralisé au sein de la plupart des minorités francophones hors-Québec.

Le nombre de Canadiens français «de souche» décline partout au Canada (assimilation et dénatalité), mais il est marginalement compensé par l'arrivée de milliers d'immigrants francophones. Pas à Terre-Neuve. «Les vieilles familles, les familles de souche, sont en train de disparaître, dit M. Cormier. Les gens meurent. Et puis ça veut dire que le nombre de personnes qui parlent français va diminuer

Des organismes comme la FCFA (lien en bas de page) gonflent les chiffres de la francophonie canadienne en y incluant tous les anglophones capables de s'exprimer en français. Mais la connaissance du français n'implique pas qu'on l'utilise en collectivité, dans la vraie vie. «Il y a beaucoup de monde qui parle français, mais on ne le parle pas ensemble», résume Georgia, une élève de l'école Sainte-Anne.

Voilà, en quelques commentaires, un diagnostic tout à fait réaliste de la dynamique linguistique francophone dans les provinces à majorité anglaise (sauf quelques exceptions) et même dans quelques coins du Québec. Au train où vont les choses, Radio-Canada pourra titrer un jour, peut-être pas si lointain: «À Montréal, le français disparaît du quotidien de la prochaine génération». Il sera alors trop tard pour y faire quoi que ce soit.

Vivement un Québec français et indépendant!

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Lien à la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada - https://fcfa.ca

lundi 20 juillet 2026

Du 6e étage au rez-de-chaussée pour cueillir mon Devoir...



Voilà! Le 8 juillet, Ginette et moi avons quitté la maison que nous avions fait construire en 1988 pour habiter au 6e étage du nouveau complexe Cinq23 dans l'est de Gatineau. Nous déballons toujours des boîtes, des meubles n'ont pas encore été livrés, et dans certains couloirs, des appartements conservent l'allure de chantiers de construction. Mais un lent retour à la normale, si telle chose existe, semble s'amorcer.

Mon premier rite matinal: m'habiller, enfiler mes espadrilles, marcher sur les tapis neufs des couloirs jusqu'aux ascenseurs et descendre au rez-de-chaussée pour cueillir mon exemplaire du Devoir, à l'entrée principale. Je le trouve au sol, bien seul, mon numéro d'appartement écrit au marqueur en haut de la une. Jusqu'à maintenant, personne ne me l'a piqué...

Le plus désolant, cependant, c'est que je ne voie à côté de mon Devoir aucun autre journal papier. Pas de Journal de Montréal, pourtant populaire ici, ni même d'exemplaire d'un des deux quotidiens de langue anglaise d'Ottawa. Il y a un demi-siècle, six jours sur sept, mon ancien journal, Le Droit, était livré par camelot à plus de la moitié des foyers de langue française du grand Gatineau. Aujourd'hui, il prend la forme d'un babillard numérique en temps réel.

J'ai vérifié avec la direction de l'entreprise propriétaire des 144 appartements du Cinq23. Ils ont confirmé que je suis le seul locataire à recevoir un journal papier. Sur mon ancienne rue résidentielle, ces dernières années, je crois bien que le camelot du Devoir et du Journal de Montréal ne s'arrêtait qu'à notre adresse, vers les 4 heures du matin. 

On me répondra que la plupart des gens s'informent aujourd'hui au moyen d'un écran et j'en conviens, même si j'ai la conviction que le numérique n'a pas les qualités requises pour remplacer la fiabilité des journaux imprimés. Mais l'existence numérique du Droit à Gatineau, ou de tout autre média d'information, ne garantit en rien la présence d'autant de lecteurs qu'auparavant. Dans la jungle fragmentée de l'Internet, aucun camelot virtuel ne sonne à votre porte.

Il était jadis possible de vérifier, pour tous les quotidiens, les chiffres exacts de l'abonnement. Ainsi, vers la fin des années 1970, on savait qu'environ 50 000 résidents de l'Outaouais et de l'Est ontarien payaient pour recevoir Le Droit à domicile. En multipliant par trois, on pouvait estimer le nombre de lecteurs à 150 000, plus ou moins. Selon les données les plus récentes du Centre d'études sur les médias (voir lien en bas de page), Le Droit déclare 171 000 lecteurs numériques en 2023-2024, mais cela ne semble pas vérifié de façon indépendante et ne correspond aucunement au nombre d'abonnements payants, qui n'est pas divulgué.

Si la moitié des foyers francophones de Gatineau payaient pour s'abonner au média numérique Le Droit, celui-ci le claironnerait sur tout les toits. Il en va de même pour les autres anciens quotidiens de Gesca-Capitales Médias-CN2i à Québec, Saguenay, Trois-Rivières, Sherbrooke et Granby. Je suis fortement tenté de conclure que l'abandon du papier a entraîné, pour des centaines de milliers d'anciens abonnés, un abandon des habitudes de lecture traditionnelles et leur remplacement par des visites plus souvent qu'autrement irrégulières (et gratuites) sur les sites Web des médias d'information.

J'espère avoir tort mais mon solitaire petit Devoir matinal laissé près de la porte d'entrée n'augure rien de bon.

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Lien au Centre d'études sur les médias de l'Université Laval - https://www.cem.ulaval.ca/economie/nature-de-loffre/presse-quotidienne/


dimanche 5 juillet 2026

Congé de blogue

5 juillet 2026…


Notre 51e anniversaire de mariage ce 5 juillet.

Impossible de penser à autre chose!

À demain!



samedi 4 juillet 2026

La table près de la fenêtre…





À la fin des années 1980, mon épouse et moi étions membres de la ligue de quilles St-Bonaventure, à Ottawa. Nous jouions avec de nombreux proches et amis le dimanche soir à la salle Preston Lanes, sur la rue Preston, au cœur du quartier Petite Italie, et après nos matches, vers 21 h, nous traversions la rue pour finir la soirée au restaurant Giovanni´s, alors en début d'ascension.

Nous étions quatre ou cinq couples autour de la même table, près de la grande fenêtre, à jaser de tout et de rien, enfin de ce que jasent des amis dans la jeune quarantaine avec des emplois et des enfants… Très souvent, le fils de la propriétaire, Nino, alors dans la jeune vingtaine, venait échanger avec nous. Originaire de Montréal, il se débrouillait assez bien en français.

Un bon jour, la salle de quilles a été démolie pour faire place à un vaste projet d’édifice commercial et à bureaux. Graduellement, nous avons laissé à d’autres notre longue table chez Giovanni´s, y retournant à des occasions spéciales pour des tête-à-tête agrémentés d’une savoureuse expérience culinaire. En saluant toujours Nino, qui vieillissait au même rythme que nous.

Au fil des décennies, est arrivé ce qui devait. Le travail, le départ des enfants, les bobos de toutes sortes, la retraite et, pour quelques-uns, la mort. Les sorties au resto s’espaçaient comme les rencontres avec l’ancien groupe des quilles. Plus souvent qu’autrement, Giovanni´s, ayant grimpé en gamme et en prix, n’était pas à l’agenda.

Mais voilà, demain 5 juillet, Ginette et moi fêtons notre 51e anniversaire de mariage, dans quatre jours nous quittons la maison que nous habitons depuis 38 ans, et le moment était propice pour renouer avec de bons souvenirs. Pour Ginette, ce fut un choix facile: retourner chez Giovanni´s. 

Les astres étaient exceptionnellement bien alignés… Deux de nos filles et leurs conjoints ont voulu se joindre à nous et on a réussi à obtenir une réservation à 24 heures d’avis (!), un samedi soir. Ce soir, 4 juillet 2026. Le repas était excellent, les jasettes divertissantes et ô surprise, nous avons été chaleureusement accueillis par ce bon vieux Nino, qui a maintenant 60 ans et dirige toujours le restaurant. Des retrouvailles joyeuses, évoquant les images de nos anciennes soirées du dimanche.

Avant de sortir bien repus du resto bondé, nous avons jeté un long coup d’œil nostalgique vers notre bonne vieille table au bord de la fenêtre, étrangement inoccupée ce soir. Ou peut-être l’était-elle par une poignée de fantômes invisibles de la fin des années 1980, ressassant leurs exploits sur les allées de quilles disparues d’en face…

Quelle merveilleuse soirée!

vendredi 3 juillet 2026

Rue des souvenirs, maison des souvenirs…



Cet après-midi, après nous avoir donné un fier coup de main dans nos préparatifs de déménagement, ma fille Véronique se préparait à reculer sa voiture. Elle s’est arrêtée net, sortant de l’auto avec son cellulaire pour prendre la photo ci-dessus…Elle avait sans doute la conviction qu’il fallait immortaliser ce moment…

À voir le résultat, je crois que son réflexe était opportun. J’ai eu beau fouiller dans mes souvenirs, je ne crois pas que Ginette et moi ayons posé seuls auparavant devant cette maison - le 16 Brazeau - que nous habitons depuis sa construction en 1988. Et là, nous la quitterons dans cinq jours. Il était grand temps qu’on croque ce cliché…

J’ai pensé à la chanson Rue des souvenirs des Cowboys fringants, faite sur mesure pour cette rue et ce quartier de Gatineau. Les maisons, chantent-ils, « conservent l’âme de tous ceux qui y ont vécu ». En regardant le garage vidé derrîère nous, en devinant les pièces dénudées et les boîtes empilées attendant un nouveau chez-soi, je me demande s’il y restera un peu de nos âmes… 

Je devrai y penser, en regardant cette image d’un vieux couple devant une maison qui n’est plus tout à fait la leur…

jeudi 2 juillet 2026

La manchette est un questionnaire…

2 juillet 2026…


Je sais que mon ancien journal, Le Droit, n’est plus et ne sera probablement jamais plus imprimé. Ce n’est même plus un quotidien numérique. Il revêt désormais des habits de grand babillard virtuel sur lequel on épingle, d’heure en heure, des nouvelles, des chroniques, des analyses et des opinions.

Mais il demeure un média d’information et à ce titre, il me semble, doit faire de son mieux pour proposer une page d’accueil conforme à sa mission. Or, que voit-on, en cliquant sur l’appli Le Droit? Les plus importants titres du jour? Non… un petit questionnaire…. « La question du jour » …

Le média ne nous informe pas… c’est au lecteur de l’informer avant même d’être informé…vous me pardonnerez si je trouve cela un peu abracadabrant. Et c’est pire quand la question suggère que son auteur manque lui-même de savoir. Ainsi, cette ridicule interrogation sur la « culture canadienne » (voir image ci-dessus), parue aux alentours de la fête du Canada.

« Selon vous, qu’est-ce qui symbolise la culture canadienne? » Je peux concevoir une culture québécoise, une culture anglo-canadienne, des cultures autochtones. Je peux concevoir des valeurs canadiennes. Des comportements canadiens. Mais pas une langue ou une culture canadiennes. La question n’a pas de sens.

Le premier choix, le multiculturalisme, répété par erreur, ajoute au ridicule. Multiculturalisme et culture unique sont des antonymes. Il n’y a que trois autres choix de réponse: le hockey, les peuples fondateurs et la politesse. Non mais vraiment… ça ne fait pas très sérieux…

Peut-être Le Droit devrait-il s’en tenir à sa mission première: informer, et non animer un jeu questionnaire. Le matin du 2 juillet, lendemain de la fête du Canada, j’aurais préféré voir sur mon écran un texte sur les dégâts causés par les violents orages de la veille, qui avaient forcé l’annulation du grand spectacle sur la Colline… mais il n’y avait que le questionnaire…