Lettres du front
vendredi 10 avril 2026
Toute bonne chose a une fin...
jeudi 9 avril 2026
Impossible d'inventer un lien entre laïcité et droits linguistiques quand ce lien n'existe pas!
9 avril 2026...
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| capture d'écran, 9 avril 2028, Le Droit |
Bizarre de titre sur le site Web Le Droit ce matin: «Loi 21: la cause pourrait menacer l'autonomie scolaire des Franco-Ontariens»... Comment une contestation judiciaire de la laïcité de l'État québécois peut-elle avoir des répercussions en Ontario? Mystère... Curieux d'en savoir plus, j'ai lu le texte et à la fin, je ne comprenais pas davantage quel effet une décision de la Cour suprême pourrait avoir sur les droits de gestion des écoles françaises par les Franco-Ontariens...
La sonnette d'alarme est tirée par la Commission nationale des parents francophones (vivant en milieu minoritaire, hors Québec), et elle n'y va pas de main morte, allant jusqu'à évoquer des scénarios découlant d'un jugement de la Cour suprême qui pourraient menacer les curriculums voire la survie d'écoles françaises, augmenter la difficulté de faire valoir des préoccupations linguistiques à l'embauche d'enseignants, entraver l'épanouissement culturel des minorités et, même, causer l'érosion et l'assimilation au sein de ces minorités!
Tout ça à cause d'une loi établissant des normes de laïcité au sein de l'État et des institutions publiques (y compris les écoles) du Québec? On peut à la limite comprendre les commissions scolaires anglo-québécoises de s'en plaindre, étant directement touchées par la Loi 21 avec l'interdiction de signes religieux. Elles ont tenté en vain de démontrer que des vêtements comme le hijab, le kippa ou autres avaient un lien avec les protections linguistiques de l'article 23 de la Charte des longs couteaux. Impossible d'inventer un lien entre laïcité et langue d'enseignement quand ce lien n'existe pas!
Alors, si l'article 23 sur les droits linguistiques minoritaires n'est pas en cause au Québec dans un régime de laïcité, comment pourrait-il l'être en Ontario, par exemple, où les écoles publiques non confessionnelles côtoient les écoles publiques catholiques? La Loi 21 n'a aucune portée extra-provinciale. Et même si le gouvernement Ford adoptait une laïcité similaire à celle du Québec, elle ne mettrait aucunement en péril le droit de gestion linguistique des francophones sur leurs écoles, publiques ou confessionnelles, tel que garanti par l'article 23 depuis la décision Mahé en 1990.
Les anglos du Québec ont cherché par les tribunaux, à élargir la portée de l'article 23 au-delà des considérations linguistiques, en tentant de nous faire croire au moyen de détours indigestes que le port du hijab est non seulement un signe religieux mais aussi une manifestation culturelle, et que le port d'un signe culturel dans une école anglaise devient par la bande un droit linguistique. Plus tordu que ça tu meurs. Le débat en Cour suprême porte donc sur un potentiel élargissement de l'article 23 et non un quelconque rétrécissement.
La Commission nationale des parents francophones dit craindre que la Cour suprême puisse «adopter une lecture plus étroite que ce que protège réellement l'article 23» et donner ainsi «plus de poids au pouvoir des provinces». Les adversaires de la Loi 21 cherchent à réduire la portée de la clause dérogatoire (article 33 de la Charte), ce qui, advenant leur victoire, réduirait les pouvoirs des provinces, et notamment ceux du Québec. Une victoire québécoise ne ferait que confirmer la portée actuelle des pouvoirs consentis par la Charte des longs couteaux en 1982.
Le véritable ennemi des écoles françaises en milieu minoritaire n'est pas la laïcité québécoise, mais une maltraitance systémique par les majorités anglo-canadiennes depuis la Confédération. C'est aussi le déclin démographique dramatique des francophones de souche et l'assimilation rapide de l'ensemble des francophones, y compris ceux issus de l'immigration de langue française. Se ranger avec les Anglo-Québécois dans cette cause est une erreur. Ces derniers participent au déclin du français au Québec, en collaboration avec Ottawa, et si un jour ils en sortent victorieux, ils n'auront aucune pitié pour ce qui reste de la francophonie hors Québec.
Je peux comprendre que certains groupes franco-canadiens en veulent au Québec, qui s'est rangé avec l'oppresseur dans certaines de leurs revendications judiciaires, comme celle des Franco-Yukonnais il y a une dizaine d'années. Le gouvernement québécois s'était tiré dans le pied en croyant qu'un victoire des francophones du Yukon en vertu de l'article 23 aurait pu renforcer la position constitutionnelle des Anglo-Québécois. La Cour suprême, malgré tous ses défauts, reconnaît depuis 1982 que la francophones hors Québec ont droit à plus de protection que les Anglo-Québécois. Quoiqu'il en soit, en s'opposant à la Loi 21, c'est au tour des parents francophones hors Québec de se tirer dans le pied...
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Lien au texte du Droit - https://www.ledroit.com/actualites/education/2026/04/09/loi-21-la-cause-pourrait-menacer-lautonomie-scolaire-des-franco-ontariens-4QOPCXXN5JGLVN256UULWRLDJM/
mercredi 8 avril 2026
Campagne «bleisure»... Après 11 jours, un silence assourdissant...
8 avril 2026...
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| capture d'écran du site Web Le Devoir ce mercredi 8 avril 2026... |
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Depuis le 28 mars (au moins), Tourisme Outaouais nous fait passer pour une bande de colonisés anglicisés avec sa campagne médiatique «Les affaires bleisure en Outaouais!». Une campagne axée sur un néologisme anglais peu connu et sur une photo panoramique qui fait de Gatineau une protubérance de la ville d'Ottawa!
(Voir mes textes de blogue du 28 et 30 mars aux adresses ci-dessous https://lettresdufront1.blogspot.com/2026/03/deux-claques-en-pleine-face.html et https://lettresdufront1.blogspot.com/2026/03/le-francais-gatineau-motus-et-bouche.html)
L'image en haut de page a été captée sur la page Web du quotidien montréalais Le Devoir cet après-midi, 8 avril. Cette horreur est toujours en ligne après 11 jours!!!
Je n'ai lu ou entendu AUCUN commentaire des dirigeants de Tourisme Outaouais, des élus de la région et notamment ceux de Gatineau, ou des rédactions médiatiques. Je veux bien croire que mon petit blogue a assez peu d'influence mais mon texte du 28 mars et mon suivi du 30 mars ont touché au moins quelques milliers d'internautes.
J'ai peine à croire que les bonzes médiatiques, politiques et touristiques de Gatineau et de l'Outaouais n'aient pas pris connaissance de la campagne bleisure et de la photo du centre-ville d'Ottawa pour l'illustrer. Que dois-je conclure?
Où sont passées toutes ces personnes qui avaient sourcillé d'indignation devant le slogan On passe au BOLD de la ville de Gatineau il y a deux ans? Devant les protestations contre l'emploi du mot anglais bold, la ville avait dû reculer.
Se peut-il que personne n'ait vu la pub bleisure de Tourisme Outaouais parce qu'elle circule à l'extérieur de la région? C'est toujours possible mais j'en doute. Ce genre de campagne aurait certainement été validé auprès d'un éventail de décideurs régionaux.
Alors si nos dirigeants, nos élus et nos journalistes sont au courant de l'image régionale transmise par Tourisme Outaouais, il faut conclure qu'ils l'approuvent, qu'ils y sont indifférents, ou que personne n'ose élever la voix dans un coin du Québec où le vivre-à-genoux est incrusté.
Les indifférents ne méritent pas d'occuper des fonctions de direction ou des postes électifs.
Les partisans de la campagne bleisure n'ont manifestement aucun respect pour le caractère francophone de notre région québécoise.
Les peureux, sans doute très nombreux, incarnent encore plus que les autres l'esprit de colonisé qui afflige notre bord des cinq ponts reliant Gatineau à la capitale fédérale.
Même les défenseurs de la langue française, qui se raréfient d'année en année, se font collectivement discrets, parfois...
Alors je m'adresse directement à mon conseiller municipal Luc Chénier et à la mairesse Maude Marquis-Bissonnette, élue avec un programme d'affirmation de Gatineau comme ville francophone. Dites-moi si vous avez vu cette publicité et ce que vous en pensez!
Quant à la population, je désespère. Son silence est assourdissant. La moindre amorce de débat médiatique ou politique aurait obligé Tourisme Outaouais à défendre la campagne bleisure sur la place publique. Mais il n'y a rien. Rien!
Alors venez venez, gens d'affaires et businessmen. Vous voyez? Ici on est plus bilingues que francophones. Plus bonjour-hi que bonjour... Plus Ottawa que Gatineau... Plus à genoux qu'ailleurs pour quêter vos dollars de voyages d'affaires et d'agrément...
Pas surprenant que notre saint patron soit Jean-Baptiste... Lui aussi criait dans le désert...
mardi 7 avril 2026
Mettons les sondages à la poubelle et retroussons nos manches!
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| capture d'écran d'un statut mis en ligne sur Facebook le 6 avril 2026 |
lundi 6 avril 2026
Le tout-numérique, suicide des médias...
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| encadré dans le magazine papier Le monde diplomatique, mars 2026 |
Les thuriféraires du tout-numérique, avides de tuer la presse imprimée, nous annonçaient un quasi-paradis de l'information dans un univers virtuel où les médias de plus en plus privés de revenus publicitaires retrouveraient leur aplomb financier. Ce scénario ne s'est pas réalisé et tout indique qu'il ne se réalisera pas. Le siphonnage des revenus de pub par les géants Google et Meta n'aura été finalement que le premier acte d'une dégénérescence médiatique impossible à freiner.
dimanche 5 avril 2026
«Open the Fuckin’ Strait, you crazy bastards»...
samedi 4 avril 2026
Faire ses Pâques?
«Pâques annonce qu'un monde nouveau est en train de naître. Ce n'est pas le temps de laisser vaciller la lumière des petites étoiles que nous sommes. Ensemble, semons sa lumière malgré les ténèbres qui nous assaillent. Que ce temps de fête soit un temps d'espérance et d'engagement renouvelé à la suite du Christ.»
«Joyeuses Pâques!»
Amen!










