mardi 8 septembre 2026

Quand arrêterons-nous d'avoir peur?



Le thème de la peur reste omniprésent dans cette campagne électorale «tous contre le PQ», encore plus que dans toutes les campagnes électorales ou référendaires depuis les années 1960. Aux épouvantails anti-indépendantistes traditionnels s'ajoute l'ombre menaçante de Donald Trump, habilement manipulée par les fédéraux et collabos pour nous convaincre que nous ne sommes pas (et ne serons jamais) de taille à tenir tête à la bête orange sans la tutelle anglo-canadienne.

«N'ayez pas peur!» Ce message laissé sur le tombe de Jacques Parizeau n'a jamais été plus actuel. Si Ottawa et ses alliés québécois continuent d'utiliser la tactique de la peur, c'est parce qu'ils sont convaincus d'avoir affaire à suffisamment de peureux pour que ça fonctionne. Auront-ils encore une fois raison?

Christine Fréchette a déclaré au sujet de Trump: «C’est clair, le Québec fait face à un intimidateur. Face à lui, on a le choix : soit on s’incline et on finit à genoux, soit on garde la tête haute et on se tient debout». Ne pas céder à la peur, à l'intimidation? Bravo! Le problème de Mme Fréchette, c'est que face à Carney et à l'intimidation fédérale, elle s'incline et le Québec finit à genoux... comme d'habitude...

J'ai écrit le texte de blogue prophétique ci-dessous en janvier 2026. Je le ressors des boules à mites, parce que je l'estime tout à fait opportun. Lisez si ça vous intéresse...

-----------------------------------------------------------------------

ENSEMBLE ON N'A PEUR DE RIEN!

Les prochaines élections québécoises auront lieu le 5 octobre. Cette année! Autant dire demain... Peut-être notre ultime chance de mettre en chantier ce pays que tant d'entre nous souhaitons. Surtout pas question de rater cette fois!

Heureusement, ça augure mieux que lors du scrutin de 2022, alors que le PQ avait évité de peu d'être rayé de la carte avec seulement trois élus. L'excellente prestation de Paul St-Pierre Plamondon, avec sa campagne axée sans détour sur le projet d'indépendance, avait cependant permis à la popularité du parti de doubler entre août 2022 et le jour de l'élection (de 7% à 15%).

Aujourd'hui, après trois victoires d'affilée dans des élections partielles et avec une avance appréciable sur les autres partis dans les sondages d'opinion publique, le Parti québécois peut espérer obtenir un mandat majoritaire au prochain scrutin. À condition de ne pas trébucher dans le dernier droit qui s'amorce.

Si le passé est garant de l'avenir immédiat, on ne fera pas de quartier au PQ, qui se verra cloué au pilori pour des erreurs perçues ou réelles qu'on pardonnerait volontiers aux libéraux, à QS ou à la CAQ. Ce sera comme d'habitude du «tous contre un», et j'inclus dans cette meute hostile les grands médias qui manquent rarement une chance de varloper le vaisseau amiral du mouvement indépendantiste.

Mais il ne suffira pas de mener une campagne quasi parfaite. Un parcours sans faute, avec les meilleurs arguments du monde, aura maille à partir avec l'argument massue des fédéralistes, tant ceux de Québec que de leurs maîtres à Ottawa: la peur. Depuis plus de 60 ans, c'est le moyen le plus efficace employé pour casser l'élan de la souveraineté du Québec. J'en connais les effets: je vis à Gatineau, à l'ombre du Parlement fédéral, en plein royaume de la peur.

En 1970, des camions de la Brinks en avril à l'armée en octobre, on en a terrorisé suffisamment pour modifier les résultats de deux élections et pousser nos «braves» médias à l'autocensure. En 1980 et en 1995, au-delà de toutes les autres tactiques douteuses et des scénarios de catastrophe, on a menacé sans gêne les vieux, miroitant la perte de leurs pensions advenant une victoire séparatiste.  La peur, croyez-moi, est bien plus efficace que le mensonge, surtout quand on a affaire à un public vulnérable. Et par les temps qui courent, avec le fou furieux orange dans le décor, nous sommes tous vulnérables.

Il me semble que le premier défi à surmonter, pour le PQ en 2026, c'est d'élaborer une stratégie contre l'arme de la peur, une arme que les fédéraux et collabos emploient uniquement parce qu'ils ont toujours la conviction d'affronter une bande de peureux. La solution devra être collective. Pas facile, mais essentielle! Il faudra, d'ici le 5 octobre, montrer à ceux qui voudraient nous terroriser qu'«ensemble, on n'a peur de rien». 

Tiens... ça aurait fait un bon slogan pour la campagne... Merci les Cowboys...

-----------------------------------------------------------

Aucun commentaire:

Publier un commentaire