vendredi 22 mai 2026

École Bedford... Des médias trop discrets...

22 mai 2026...

Capture d'écran du site Web de Radio-Canada


L'affaire de l'école Bedford (quartier Côte-des-Neiges à Montréal) continue de défrayer les manchettes. Onze enseignants dont on ne connaît toujours pas l'identité ont été suspendus pour y avoir fait régner un climat d'intimidation envers les élèves autant que vers les autres membres du corps professoral. Tout le monde s'imagine qu'il s'agit de musulmans mais aucun média ne semble les avoir identifiés comme tels. Pourquoi? Par crainte de se faire taxer d'islamophobie? 

Le plus récent texte de la Presse canadienne, publié le 12 mai 2026, faisant d'état de la révocation des brevets des enseignants suspendus, rappelle que «des filles s'étaient vu interdire de jouer au soccer, des enfants autistes n'avaient pas reçu de services spécialisés et l'éducation à la sexualité étaient peu ou pas enseignés». La députée libérale de Mont-Royal-Outremont, Michele Setlakwe, était outrée: «Je trouve ça épouvantable ce qu'on a fait à des jeunes filles. Je trouve ça épouvantable qu'on n'ait pas offert tous les services à des élèves vulnérables. Leur brevet leur a été retiré de façon définitive? Parfait!»

Ces gens ont intimidé des élèves et des collègues pour des motifs qui apparaissent religieux. Pourquoi faut-il le taire? À cause du conflit entourant l'application et la contestation de la Loi 21 sur la laïcité? S'il s'agit de cela, c'est un cas flagrant d'autocensure de médias qui portent atteinte à leur propre liberté de presse. Tout au plus mentionne-t-on dans l'article de la Presse canadienne que cette «clique» d'enseignants est «surtout composée d'enseignants d'origine maghrébine». On suppose donc d'origine algérienne, marocaine ou tunisienne, où l'islam est la religion dominante.

Dans ces pays, et ici de plus en plus, les ressortissants à tendance islamiste de cette région de l'Afrique du Nord proposent une observance plus stricte de l'islam. Les femmes y sont traitées en inférieures et souvent tenues à des obligations vestimentaires (le voile, notamment) qu'on n'impose pas aux hommes. Trop souvent, ils ont peu de respect pour l'État laïc et la démocratie occidentale. Dans les cas plus extrêmes, comme à l'école Bedford, ils deviennent de sinistres prédateurs qu'on doit absolument éloigner des enfants.

Alors je répète. Pourquoi ne pas clairement mettre l'accent sur le caractère islamiste de ces abus de pouvoir à l'école? Dans son article maison du 12 mai, Le Devoir évoque uniquement un «clan dominant» d'enseignants... Autocensure... La Presse précise qu'ils sont «principalement maghrébins»... Radio-Canada itou... Tout le monde s'accorde qu'il existe un volet religieux à cette affaire, sans toutefois mentionner de quelle religion il s'agit...

En décembre 2024, en marge de cette histoire, François Legault, alors premier ministre, avait servi un avertissement aux «islamistes» qui tentent de forcer l'entrée de leur religion dans les écoles. Depuis ce temps, les médias se sont fendus en huit pour éviter de lier les incidents de Bedford à la religion musulmane. Je sais pourquoi: les thuriféraires de l'islamophobie-est-partout sont aux aguets. Pire, on en retrouve dans les salles de rédaction.

Insister sur le lien entre des enseignants suspendus et l'islamisme, s'il existe, ce n'est pas de l'islamophobie. C'est du journalisme honnête. Sur le plan sociétal, c'est de l'autodéfense contre des prédateurs. On devrait aller plus loin et avoir le droit de les identifier comme tels. Peut-être ne pourront-ils plus enseigner dans nos écoles, mais ils pourraient se trouver en situation d'autorité sur des enfants ailleurs. Les parents de ces enfants ont le droit de savoir à qui ils ont affaire.

Si, un jour, les congédiements sont judiciarisés, leurs noms seront publiés. Compte tenu de la nature des infractions reprochées à ces onze enseignements «principalement d'origine maghrébine», la société a le droit d'être mieux renseignée.

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