mercredi 21 janvier 2026

Je n'ai pas la mèche courte mais...

21 janvier 2026...

capture d'écran du journal Le Devoir du 9 janvier

capture d'écran d'un paragraphe de la chronique de Mme Blanchette du 9 janvier 2026

numérisation d'un billet dans la chronique du 16 janvier 2026 de Mme Blanchette

Y'a des textes qui fouettent tout doucement, dont l'objet évident est de de faire rire. Sourire, tout au moins.

Y'a aussi des textes qui blessent, qui infligent la douleur. Ceux et celles qui rient se réjouissent du fait que le coup a porté.

Le 9 janvier, dans Le Devoir, un paragraphe de la chronique de Josée Blanchette visant PSPP  et le PQ faisait mal.

«... dans son petit pays souverain où le taux de natalité sera assuré par des poules pondeuses francophones de souche accouplées à des péquistes, jeunes ou vieux, qui craignent pour la pureté de la race

Je crois, après 50 ans de journalisme, pouvoir décortiquer le sens d'un texte. Dans ce cas-ci, n'importe qui pourrait en faire autant.

Paul St-Pierre Plamondon et les péquistes se font traiter de sexistes, de xénophobes et de racistes... «La pureté de la race» comporte même un relent de nazisme...

Calomnier les indépendantistes opposés au multiculturalisme et au wokisme est devenu un sport de masse dans certains milieux.

Mme Blanchette ayant semé le vent, elle a récolté la tempête dans les réseaux sociaux et a reçu nombre de courriels outrés.

Je n'ai pas la mèche courte, loin de là, mais cette fois je n'avais pas le goût de rire... même de sourire...

Dans ce qui se voulait peut-être un rectificatif, Mme Blanchette s'est dite «désolée» que certains lecteurs n'aient pas été «amusés».

C'était, dit-elle, «un exercice de style caricatural, délibérément exagéré». Un exercice de style caricatural? Vraiment?

Puis elle ajoute que «c'est bien la preuve que Le Devoir ne censure pas ses chroniqueurs, si quelqu'un en doutait».

À lire cette phrase, on pourrait croire qu'aux yeux de Mme Blanchette, cet «exercice de style caricatural» aurait pu être censuré ailleurs... Pourquoi, se demande-t-on...

(En passant, Le Devoir a déjà censuré d'autres chroniqueurs.)

Je ne suis pas contre le principe de la censure. J'ai été rédacteur en chef d'un quotidien. Il faut respecter l'éthique et la loi.

Je ne sais pas si j'aurais laissé passer la chronique de Mme Blanchette telle qu'écrite. Peut-être bien, finalement.

Mais j'aurais été au moins aussi indulgent envers Christian Rioux, Normand Baillargeon, Lise Payette et Francine Pelletier.

Josée Blanchette écrit avoir «délibérément exagéré». C'est le «délibérément» qui me chicote. Il y avait préméditation...


1 commentaire:

  1. M. Allard, avez-vous encore l'impression que Le Devoir est 'votre journal national'? Pensez-y: si vous étiez un Drag Queen tout de rouge vêtu et attaché aux Rocheuses au point de banaliser les fraudes référendaires, cette personne aurait probablement plus d'empathie envers vous.

    RépondreEffacer