vendredi 20 février 2026

Le coup de force planétaire de Trump!

20 février 2026...

capture d'écran de Radio-Canada


Si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux, j'aurais hésité à le croire. Mais après avoir pris connaissance des reportages sur la première réunion du soi-disant «Conseil de la paix», tenus ce 19 février 2026, j'ai la conviction que Trump, le «Don» de ce clan mondial de truands, mijote un coup de force à l'échelle planétaire.

Sa tentative de coup d'État à la maison rencontrant de plus en plus d'obstacles, y compris à la Cour suprême qu'il croyait contrôler, le président des États-Unis cherche désormais ses coups d'éclat ailleurs dans le monde. Il s'est exercé au jeu de l'intimidation avec le Canada (annexion comme 51e État) et le Groenland (annexion de force). Il a mis ses menaces à exécution avec le Vénézuela en violation du droit international (attaques de piraterie contre des navires, assassinat de survivants en mer, enlèvement du président Maduro, etc.).

Trump s'est aussi associé au voyou international Benyamin Netanyahou pour tenter d'imposer une domination israélo-américaine au Moyen-Orient afin de liquider le régime des ayatollahs en Iran et achever le génocide palestinien à Gaza. Trump, qui semble avoir apprivoisé les chefs militaires américains, désormais prêts à violer la Constitution des États-Unis si la Maison-Blanche l'ordonne, a rassemblé une flotte de guerre prête à mettre l'Iran à feu et à sang. Netanyahou jubile déjà à l'idée de lancer ses missiles et ses bombardiers contre la théocratie des fous d'Allah.

Le régime obscurantiste des mollahs qui opprime la population iranienne, et en particulier les femmes, depuis 1979, ne suscitera pas beaucoup de sympathie ailleurs dans le monde. Mais le renversement de régime, souhaitable certes, doit venir de l'intérieur. Si les Iraniens veulent conserver quelque espoir d'établir une démocratie laïque, ils doivent éviter à tout prix de se voir «libérés» par l'oligarchie des milliardaires américains et les militaires barbares et sans pitié de Netanyahou. Trump, soi-disant président de la paix, préférera toujours user de violence contre les résistances à ses folies de grandeur.

Et il y a Gaza, bien sûr. Les assassins de Hamas doivent regretter l'ignoble tuerie du 7 octobre 2023 et les violences innommables commises contre des civils dans des localités israéliennes. La vengeance mode Netanyahou a coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens dans la bande de Gaza et clairement, Israël a choisi la solution du génocide pour se débarrasser du Hamas une fois pour toutes. L'ONU, dont l'action est trop souvent paralysée par les grandes puissances, s'est montrée incapable de jouer le rôle de pacificateur pour lequel elle a été créée durant la 2e Guerre mondiale.

C'est l'occasion rêvée pour Trump et ses gangsters immobiliers d'intervenir avec ce «Conseil de la paix», appellation indécente s'il en fut pour un cartel d'apprentis-oligarques qui ne demandent pas mieux que de s'associer au président américain pour transformer la côte de Gaza en «Riviera» touristique méditerranéenne. La plupart des démocraties, y compris le Canada, ont choisi de ne pas payer le milliard $US exigé par Trump pour devenir membre de ce Conseil de la paix qui, clairement, a pour mission de remplacer l'ONU ou, tout au moins, de saboter ce qui en reste; un début de coup d'États (notez le «s») à l'échelle planétaire est en gestation...

Trump sera sans doute obligé de céder sa place un jour aux États-Unis mais il s'est nommé président à vie du Conseil de la paix, dont il contrôle le conseil exécutif via son gendre Jared Kushner et son Secrétare d'État Marco Rubio. Son gendre est aussi membre du conseil exécutif qui administrera Gaza, ou ce qui en restera si Israël décide de ne jamais retirer ses troupes. Le président américain teste son cartel d'autocrates à Gaza, mais il envisage déjà de s'en servir ailleurs si l'occasion se présente, faisant fi de l'ONU pour de bon.

Selon les plans rendus publics, la totalité de la côte de Gaza sera réservée au tourisme. Donc des hôtels, des centres de villégiature, tous destinés à de riches visiteurs et probablement fermés aux habitants de Gaza qui n'auront pas été tués, déportés ou ghettoïsés. Rien n'arrêtera le mégalomane de la Maison Blanche si l'ONU et les démocraties ne dressent pas des barricades. Il faut arrêter tout de suite Trump et sa horde de bandits internationaux. Je crois qu'il en va, cette fois, de l'avenir de l'humanité.

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