jeudi 4 juin 2026

Cuba à l'agonie... Assez!

4 juin 2026...

capture d'écran, La Presse, image d'une rue cubaine



Tous les jours, le mégalomane cruel et dément qui trône sur la Maison Blanche se rend coupable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, en plus de violer presque impunément les lois et la constitution de son propre pays.

Seuls les citoyens américains, soutenus par leurs législatures et leur système judiciaire, ont le pouvoir de mettre fin au régime autoritaire et corrompu de Donald Trump. Avec l'appui de son club de milliardaires, les occasionnelles défaites aux urnes et en cours de justice n'ont pas réussi à freiner la descente aux enfers des États-Uniens.

Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, cependant, interpellent le monde entier, y compris les Québécois et les Canadiens. Les procès de Nuremberg ont établi une fois pour toutes l'obligation planétaire de punir ces criminels, autant ceux qui commandent que ceux qui exécutent les ordres.

Clairement, les grandes puissances ont renié les idéaux sur lesquels l'ONU a été fondée dans le carnage de la Deuxième Guerre mondiale. La Russie envahit l'Ukraine et y bombarde les civils. Les États-Unis se font complices du génocide entrepris par Netanyahou à Gaza; violent la souveraineté du Vénézuela; attaquent militaires et civils en Iran (que Trump menace d'anéantissement); envisagent d'annexer le Canada et le Groenland. La Chine zieute Taiwan comme un vautour.

Toutes ces actions se déroulent dans un monde beaucoup trop immobile. Les résistances occasionnelles ciblent les effets économiques des conflits et des chimères tarifaires du mégalomane. Aucun pays n'a osé confronter directement les Américains pour mettre frein à leurs pires excès. Ni à Gaza, ni au Vénézuela, ni en Iran. Tout au plus a-t-on envoyé quelques soldats au Groenland au cas où...

Mais là, à Cuba, une urgence oblige la planète à décider jusqu'où l'estomac collectif peut tolérer la crapulerie de la plus grande puissance militaire du monde contre un peuple démuni et sans défense. Combien de temps pourra-t-on sans vomir endurer l'asphyxie de l'île rebelle? Arrivera-t-on au point où il deviendra insupportable de voir des Cubains souffrir de la faim, mourir sans soins de santé, subir les effets catastrophiques du blocus américain?

Les États-Unis menacent tous ceux qui oseraient forcer son blocus pour apporter du pétrole, ou renflouer l'économie blessée. On vient d'annoncer que les compagnies Visa et Mastercard y ont suspendu leurs services. Trump et ses milliardaires ne reculeront devant rien pour mettre le grappin sur l'île tropicale. L'exploitation de la misère des gens, leur spécialité, y deviendra la source de nouveaux milliards.

Alors la question se pose. Les pays qui ont les moyens de voler au secours du peuple cubain le feront-ils, ou continueront-ils de se faire complices des crimes contre l'humanité de Donald Trump? Nous en sommes là. Chacun de nous devra décider s'il veut, dans les livres d'histoire de l'avenir, qu'on nous classe parmi les déchets de l'humanité pour ne pas s'être opposés à l'indécence armée du locataire actuel de la Maison Blanche?

Je ne m'aventure pas souvent sur le terrain de la religion, mais je crois que l'inaction des démocraties est un péché mortel. Dans l'évangile de Saint-Jean, l'apôtre rapporte ces paroles de Jésus aux pharisiens. «Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché.» En juin 2026, nous voyons. Tous les jours. Sur nos écrans. Si nous détournons les yeux pour éviter de combattre l'injustice, il y a faute grave, que nous finirons par regretter dans cette vie ou dans l'au-delà.

Bruits de criquets...

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