mercredi 17 juin 2026

Protection du français: l'effondrement libéral...

17 juin 2026...

capture d'écran du site Web Le Devoir


Si ce n'était pas si triste, on pourrait en rire. Ce cher Charles Milliard. Après s'être engagé à utiliser la clause dérogatoire pour protéger la Loi 96 (langue officielle et commune du Québec), le chef du Parti libéral du Québec s'est rétracté dès le lendemain après avoir été rappelé à l'ordre pas ses boss anglophones et anglophiles. Or voilà, fort de sa faiblesse, qu'il veut nous faire croire à sa volonté (et à celle de son parti) de renforcer la protection de la langue française.

Et cette volonté se traduit dans un plan qui a l'appui «unanime» au sein de son caucus. «Unanime» signifie donc que ses irréductibles défenseurs des Anglo-Québécois ont aussi donné leur accord. Une telle unanimité au sein du parti des Anglais ne pouvait être que suspecte. Et, de fait, du moins si je peux me fier à ce que rapportent les médias, ses propositions annoncent des années de vaches maigres pour le français au Québec.

Voyons ça de plus près ses mesures pour «protéger» la langue française:

* permettre aux nouveaux arrivants de communiquer en anglais avec l'État québécois pendant deux ans, au lieu de la limite actuelle de six mois. Un départ canon...

* réduire le fardeau réglementaire pour qu'une entreprise ou une municipalité puisse embaucher plus facilement des personnes maîtrisant l'anglais. Quel cran...

* faire en sorte qu'une ville qui achète des produits d'une entreprise ne soit pas obligée de vérifier si celle-ci est en règle avec ses obligations linguistiques. Hardi, les gars!

* abandonner les dispositions visant à réduire le nombre de places dans les cégeps de langue anglaise, manifester plus d'ouverture au désir des francophones d'étudier en anglais. Non, mais rien ne l'arrête...

* tendre la main (comprendre se mettre à genoux) aux commissions scolaires anglaises pour qu'elles mettent fin à leurs procédures judiciaires en cours. Allez dire ensuite qu'il manque de courage...

La finale, tout aussi croche que le reste: une fois toutes ces mesures de «protection» du français mises en oeuvre, Charles Milliard n'hésitera pas à invoquer la clause dérogatoire pour protéger ses mesures contre d'éventuelles contestations judiciaires. Ce qu'il néglige de dire, c'est que ces éventuelles contestations ne seraient pas lancées par des anglophones, mais par des Québécois de langue française ou francophiles, outrés par cette capitulation du Parti libéral du Québec devant les récriminations de la minorité linguistique la plus choyée au Canada...


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