mercredi 12 janvier 2022

Ne parlons plus de référendums !!!

capture d'écran, La Presse, 2015

Je suis né et j'ai grandi à Ottawa, dans une vieille famille franco-ontarienne de souche, avant d'emménager au Québec en 1975. J'ai milité au sein d'organismes franco-ontariens. Au début de 1969, ayant vu l'Ontario français s'effriter de plus en plus rapidement, j'ai adhéré au Parti québécois, qui venait de voir le jour. J'étais loin d'être seul à agir ainsi. Le PQ s'était même vu obligé de créer une section «hors Québec»...

Ayant vécu l'anglicisation massive en Ontario, ayant décortiqué les données du recensement fédéral de 1961 (qui seraient renforcées par celui de 1971), j'avais acquis une certitude. Pour assurer la pérennité de l'aventure canadienne-française en Amérique du Nord, le Québec devait devenir un État indépendant et unilingue français. Je n'ai pas changé d'idée depuis. Et la réalité du dernier demi-siècle n'a fait que renforcer cette conviction.

À la fin des années 1960, le Parti québécois s'était imposé comme seul véhicule politique du mouvement indépendantiste, sans doute à cause de la force et du charisme de René Lévesque, seul capable de créer des ponts entre la droite d'un Gilles Grégoire et la gauche d'un Pierre Bourgault. Même le felquiste Pierre Vallières avait renoncé à la violence pour se joindre au PQ en 1971. Cette unité, tous s'en doutaient, ne pourrait durer éternellement. Les espoirs, les réussites et les échecs la mettraient à dure épreuve.

Et si l'objectif ultime d'un Québec français et indépendant ne devait sous aucune condition vaciller, les moyens de l'atteindre ont toujours été l'objet d'un débat animé, voire acrimonieux. La décision de faire entériner la souveraineté par voie référendaire a probablement assuré l'élection du PQ en 1976 mais cette stratégie est devenue le talon d'Achille du mouvement après le cul-de-sac de 1980, le coup d'État fédéral de 1982, l'échec de Meech et surtout, l'amère défaite de 1995...

De décennie en décennie, le Parti québécois continue de traîner ce boulet référendaire dont plus personne ne veut vraiment et qui aura, comme seul effet à moyen terme (à moins d'une intervention divine), de clouer pour de bon le cercueil de la souveraineté. Après un slalom de 53 ans qui ne nous a pas menés à la ligne d'arrivée, le temps n'est-il pas venu de retourner au point de départ et de planifier un trajet en mettant à profit les bons et mauvais coups encaissés depuis la fin de 1968?

Réunis au début de décembre 2021, les délégués à un mini-congrès d'orientation du Parti québécois ont réitéré leur intention de déclencher un troisième référendum sur la souveraineté dès le premier mandat si jamais le PQ forme un gouvernement (voir bit.ly/3HZQUNi). Entre ça et se tirer dans le pied, il n'y a guère de différence. Confronté à un déclin constant de l'appétit indépendantiste, à une division des forces avec la présence de Québec solidaire, à l'accaparement du discours nationaliste par la CAQ, à l'effritement du français dans la métropole et ailleurs, à une quasi marginalisation médiatique, le vaisseau amiral de la souveraineté doit faire mieux que de proposer une coupe de ciguë à l'électorat...

           capture d'écran, Le Devoir, 6 déc. 2021

Plus vite on mettra l'idée référendaire au site d'enfouissement, mieux ce sera pour le PQ. Cela l'obligera à regarder une réalité où il n'y a plus de grand soir d'un 3e référendum victorieux, où l'on cesse de perdre son temps à faire la collecte de «conditions gagnantes» qui restent toujours hors d'atteinte, où la seule option sera de proposer aux Québécois d'élire un gouvernement national orienté, dans toutes ses actions, vers le renforcement d'un Québec français (et laïc) jusqu'à l'indépendance. À ceux qui diront que c'est là rêver en couleur, je dis qu'ils manquent singulièrement d'imagination et de ressources.

Les chemins empruntés depuis les années 1970 nous ont laissés dans un cul-de-sac juridique et constitutionnel. Inutile de reprendre les mêmes sentiers. Le point d'arrivée sera le même, ou pire. Un exemple? La Loi 101, adoptée en 1977 puis charcutée par les tribunaux fédéraux. Tirons-en les enseignements qui s'imposent. Colmater aujourd'hui les brèches béantes dans la Charte de la langue française nous mènera devant les mêmes tribunaux, avec les mêmes résultats. Un véritable gouvernement national du Québec commencerait par dire à Ottawa que c'en est fini ce régime où les lois québécoises sont jugées et interprétées devant des tribunaux nommés par le seul premier ministre du Canada. Qu'à moins de créer un tribunal paritaire Québec-Ottawa, l'Assemblée nationale refusera de plaider devant les juges fédéraux et ne reconnaîtra pas la légitimité de leurs décisions. Et que faute de créer un milieu juridique où les dés ne sont pas pipés, Québec fera à sa guise et francisera le territoire à coups de «nonobstants».

À ceux qui croient telle éventualité tirée d'Alice au pays des merveilles, le gouvernement Legault y sera bientôt confronté avec la Loi 21 sur la laïcité de l'État, qui fera son petit bonhomme de chemin d'une cour fédérale à l'autre, jusqu'à la Cour suprême. Si, éventuellement, les juges d'Ottawa estiment notre laïcité inconstitutionnelle et refusent le recours à la clause nonobstant, la CAQ aura le choix d'obéir comme nous l'avons toujours fait, de reconnaître que notre nation minoritaire est et sera toujours soumise aux diktats de la majorité anglo-canadienne, ou envisager autre chose... Voilà ce que le PQ doit décortiquer, cet «autre chose», pour ensuite proposer des voies d'action gouvernementale susceptibles de rallier la population et surtout, de clarifier les enjeux. Pour faire un pas de plus vers l'indépendance.

Au lieu d'une fixation référendaire, le PQ doit prendre Ottawa comme exemple, qui nous a imposé une charte constitutionnelle infecte en 1982 par une simple nuit des longs couteaux où le gouvernement québécois n'était pas invité, et sur laquelle les Québécois n'ont jamais pu se prononcer parce qu'Ottawa s'était donné le droit de défoncer les compétences du Québec sans recourir à un référendum. Le Parti québécois doit indiquer clairement que sous sa gouverne, le Québec ne reconnaîtra plus cette Charte qu'on nous a plantée dans le dos, réaffirmera le droit de véto constitutionnel que nous avions depuis 1867, et exigera un nouvel arrangement avec le Canada anglais qui bonifiera l'asymétrie du fédéralisme canadien, consacrant l'autonomie de la nation québécoise. On peut deviner ce que cela donnera. Une fin de non-recevoir mais une clarification additionnelle des enjeux.

D'autres actions rassembleuses sont accessibles sans même modifier la constitution actuelle du Canada. Combien de fois a-t-on entendu des gens réclamer une participation du Québec comme État national fédéré à des compétitions sportives internationales, comme le font déjà des territoires comme l'Écosse, le pays de Galles, Hong Kong, Puerto Rico, qui ne sont pas des pays. Comment savoir si c'est impossible tant qu'on n'a pas fait les démarches? Et si on veut frapper le grand coup, le PQ pourrait proposer l'admission du Québec aux Nations Unies comme État national fédéré. Il y a des précédents: l'Ukraine et la Biélorussie siégeaient aux Nations Unies à l'époque où elles étaient membres de la fédération de l'URSS. Vu les frasques récentes de l'ambassadeur du Canada anglais à l'ONU, le Québec serait parfaitement justifié de demander qu'on puisse l'entendre au concert des nations.

Ce ne sont là que quelques exemples d'actions que le Québec pourrait, au-delà d'un bon gouvernement social-démocrate, entreprendre sans sombrer dans un bourbier référendaire. Le PQ ne prendra pas le pouvoir en 2022 mais le temps presse. Sur le plan de la francisation et de l'indépendance, le gouvernement de la CAQ ne nous mène nulle part. Le discours de Legault plaît, mais ne débouche sur aucune action de substance (sauf en matière de laïcité). Au cours des quatre prochaines années, le Parti québécois doit se donner un programme de gouvernement imaginatif, réaliste et rassembleur, clairement axé sur l'objectif de la souveraineté. SANS RÉFÉRENDUM!

En 2026, le PQ fêtera les 50 ans de son accession historique au pouvoir sous René Lévesque, en 1976. Ce sera l'année de la relance, ou de l'enterrement. Je préfère la relance...


mardi 11 janvier 2022

Le congédiement d'Horacio Arruda...

          Capture d'écran du journal Le Soleil... une «lettre de démission»???

Aucun journaliste n'a demandé à François Legault la question qui s'imposait: avez-vous congédié Horacio Arruda et si oui, pourquoi? Parce que si je me fie aux propos du premier ministre et au contenu de la lettre de M. Arruda à M. Legault (qu'on qualifie de «lettre de démission» mais qui ne l'est pas!), il m'apparaît clair qu'on a tassé le directeur de la Santé publique sans cérémonie.

Aujourd'hui, à la conférence de presse du premier ministre, les éloges, compliments et remerciements que MM. Legault et son ministre de la Santé, Christian Dubé, ont adressés à Horacio Arruda sonnaient tout à fait faux! Ils ont eu beau jeu à lui lancer des fleurs et à laisser entendre qu'après 22 mois de pandémie, le directeur de la Santé publique était plus ou moins épuisé, et que c'est un peu pour cette raison qu'il tirait sa révérence. Christian Dubé a mis la cerise sur le gâteau en affirmant que la meilleure chose qui puisse arriver à M. Arruda était de prendre quelques semaines de vacances bien méritées...

Vera la fin de la période des questions, le premier ministre a levé un peu le voile qui cachait le véritable scénario du départ d'Horacio Arruda. Il a répondu à un journaliste qu'une discussion avait eu lieu (un échange auquel participait sans doute M. Arruda) sur les avantages et désavantages de changer de directeur de la santé publique après 22 mois de pandémie. Et qu'à la suite de cette discussion, on (qui?) avait conclu que les avantages l'emportaient. Il était donc clair pour M. Arruda que les dirigeants politiques voulaient le remplacer...

D'où la lettre du 10 janvier d'Horacio Arruda, qui n'a rien, mais absolument rien d'une lettre de démission, quoiqu'en disent notre cohorte de journalistes. Lisez bien attentivement (bit.ly/3zMWNKJ):

«Les propos récents tenus sur la crédibilité de nos avis et sur notre rigueur scientifique causent sans doute une certaine érosion de l’adhésion de la population. Dans un tel contexte, j’estime approprié de vous offrir la possibilité de me remplacer avant l’échéance du terme de mon mandat, du moins à titre de DNSP.

Ne voyez pas dans ce geste un abandon de ma part, mais plutôt l’offre d’une opportunité pour vous de réévaluer la situation, après plusieurs vagues et dans un contexte en constante évolution.

Si cela devait être votre décision, je continuerai, et ce, comme je l’ai toujours fait, à servir les concitoyens comme acteur de santé publique, mais serai disposé à le faire dans un rôle différent.»

Il est absolument clair que le directeur de la Santé publique n'abandonne pas son poste. Il offre au premier ministre, si celui-ci le juge approprié et opportun, la «possibilité» de le remplacer. De plus, M. Arruda indique sa volonté de continuer à servir comme acteur de santé publique, même si M. Legault le remercie de ses services. La décision était donc celle du premier ministre, et personne ne l'a interrogé au regard du contenu de la lettre de M. Arruda.

Et le directeur de la Santé publique n'a pas évoqué de départ immédiat, mais la possibilité de lui trouver un remplaçant «avant l'échéance du terme de mon mandat»... Moins de 24 heures après, François Legault avait nommé un successeur par interim... Il était pressé...

Il me semble que si Horacio Arruda avait vraiment démissionné, il aurait écrit quelque part dans sa lettre: «je démissionne.» Il ne l'a pas fait. Il a même rédigé trois paragraphes complets pour indiquer le plus nettement possible que la décision de l'écarter ou pas appartenait au premier ministre!

À la conférence de presse d'aujourd'hui, si j'avais pu poser la première question à M. Legault, je l'aurais confronté au texte de la lettre de M. Arruda et lui aurais demandé pourquoi il a décidé de le congédier.

Si d'autres faits, non connus de la presse, pouvaient accréditer la thèse d'une démission volontaire, M. Legault les auraient sans doute dévoilés ou affirmé leur existence. Mais les journalistes lui ont offert un laissez-passer gratuit, du moins à la conférence de presse... Reste à voir comment nos scribes traduiront ce qu'ils ont entendu dans leurs reportages...




mercredi 5 janvier 2022

Que trouverait-on dans les murs de l'église?


«Ainsi l'Ottawa français de 1950 est au diapason du Canada français de 1950 et du Canada français d'autrefois. Il répand chez lui et autour de lui la vraie culture française et retrouve le droit fil d'une tradition, vieille de plus de mille ans,  qui honore à la fois une mère vénérable et son fils de prédilection.» (Séraphin Marion, Revue Vie française, Québec, août-septembre 1951)
Cette petite enveloppe, trouvée par hasard dans un boîte de souvenirs, témoigne d'un monde disparu. Une époque où les Canadiens français allaient à la messe et faisaient beaucoup plus d'enfants qu'aujourd'hui. Une époque où l'Église catholique ouvrait des paroisses et construisait des lieux de culte. Une époque où il existait de vrais quartiers franco-ontariens à Ottawa. Le début des années 1950...

Je me souviens du trou, de cet énorme trou, creusé dans le roc solide du bouclier canadien sur lequel nos rues étaient bâties. Avec des amis, j'observais la mise en place des fondations de ce qui serait la future église de notre paroisse, nouvellement créée en 1953. J'avais à peine sept ans mais je me souviens comme si c'était hier de cette guêpe qui m'avait piqué derrière le genou au bord des travaux d'excavation...

J'avais fait ma première communion quelques mois plus tôt à l'église St-François d'Assise, sur la grand-rue (la rue Wellington). Ce bâtiment massif à deux clochers avait été érigé en 1915 pour une collectivité francophone dont la croissance rapide justifiait, en 1953, la création d'une nouvelle paroisse de langue française entre la voie ferrée du Canadien pacifique au sud, et la rivière des Outaouais au nord.

Ce petit bout de territoire s'appelait (s'appelle toujours) Mechanicsville. Fondé par 34 familles canadiennes-françaises en 1871, formé d'à peine huit rues, notre petit quartier était demeuré depuis 80 ans à très forte majorité francophone. Cela allait changer à la vitesse de l'éclair (l'église a été cédée à la communauté croate en 1986) mais dans la première moitié des années 50, tous les espoirs étaient permis.

La campagne de souscription, à laquelle ont sûrement contribué l'ensemble des paroissiens, a dû être un succès parce que l'église Notre-Dame des Anges a été inaugurée le 15 août 1954. L'école Notre-Dame des Anges a complété l'infrastructure paroissiale l'année suivante. Nous allions désormais à la messe au coin de la rue, et l'école primaire était à moins d'une minute à la course de chez moi. Comme dans un village...

photo de l'église en 1957 avec le clocher qui n'existe plus...

Faut aussi se situer à l'époque. En Ontario français comme au Québec français, le petit catéchisme régissait nos vies. L'école catholique nous faisait prier, nous obligeait à écrire «JMJ» dans les marges de nos cahier scolaires, ouvrait ses portes au curé de la paroisse. Nos parents nous entraînaient à la messe, à la confession, aux offices du mois de Marie, sans oublier le chapelet quotidien en soirée.

C'est donc sans surprise que je suis devenu enfant de chœur en 1956. Je crois avoir servi la messe tous les jours (ou presque) pendant trois ans. Je me revois à l'âge de 9 ans en train d'apprendre les prières de la messe en latin, et ma mère me dire: non ce n'est pas «oratte fratte» mais «orâté frâtrèsse». J'ai conservé mon missel français-latin d'enfance, ainsi qu'un missel en alphabet cyrillique utilisé pour servir la messe ukrainienne, au sous-sol de l'église Notre-Dame des Anges.

Combien de jeunes d'aujourd'hui peuvent dire qu'ils connaissent tous les recoins d'une église, qu'ils ont appris à verser le vin de messe et l'eau dans les burettes, manier avec dextérité l'encensoir, ne pas s'enfarger dans une soutane en montant ou descendant les marches, faire sursauter un paroissien en collant la patène froide contre son cou à la communion, et autres expertises d'une autre époque?

Nous avons quitté la paroisse quand j'avais 12 ans mais cette église restera celle qui a le plus marqué mon enfance. Mais son arrêt de mort avait été signé avant même sa construction, avec l'aménagement de complexes fédéraux dans le parc Tunney avoisinant. Déjà au début des années 1960 le tissu social changeait avec la venue de fonctionnaires anglophones désirant vivre près de leur lieu de travail, avec la démolition de maisons transformées en appartements. En un peu plus d'une génération, la communauté canadienne-française s'est effritée en même temps que la pratique religieuse chutait. L'église s'est vidée.


photo récente; on voit à l'arrière deux des blocs qui ont remplacé les anciennes maisons

Elle existe toujours aujourd'hui, une église catholique croate, à quelques portes de mon ancienne demeure qui a, elle aussi, survécu aux ravages du temps. Mais partout autour, des blocs résidentiels ont remplacé de nombreuses maisons. Une tour de plus de 30 étages vient d'ouvrir ses portes. Et la langue de la rue n'est plus le français. L'attachement au quartier reste grand, comme en témoigne la popularité de la page Mechanicsville sur Facebook. Mais quand l'immense majorité des francophones qui y sont abonnés évoquent l'école et l'église Notre-Dame des Anges, que plusieurs ont fréquentées, ils s'expriment en anglais...

Il y a cependant une chose que je ne savais pas au sujet de cette église et que j'ai apprise en retrouvant la petite enveloppe de souscription. Il est écrit, au bas: «Écrivez vos intentions: elles seront déposées dans les murs de la future église.» Je serais curieux de voir comment ces «intentions» écrites ont été «déposées» dans les murs de l'église. Mélangées au béton? Mises dans une boîte hermétique, une espèce de capsule temporelle pour les générations futures? Si c'est le cas, il serait fascinant de les récupérer sans délai, pendant que survivent toujours certains des anciens paroissiens de l'époque, parce qu'il n'y aura pas de générations futures...

Les prédictions de Séraphin Marion en 1950 ne se sont pas réalisées. Tous les quartiers francophones d'Ottawa ont disparu au fil des ans et M. Marion lui-même est devenu sympathique à la cause souverainiste du Québec (voir bit.ly/3mZkw58)...

Les espoirs et prières de 1953-54 des Canadiens français de Mechanicsville auraient un intérêt certain pour les chercheurs d'aujourd'hui qui se penchent sur l'histoire de la présence franco-ontarienne à Ottawa. Je pense que je vais m'informer auprès du diocèse. Quelqu'un doit avoir accès aux anciennes archives paroissiales...


vendredi 31 décembre 2021

À mi-chemin entre la pandémie de grippe espagnole et la pandémie de COVID-19...

En ce 31 décembre 2021 où, au Québec du moins, les restaurants fermeront indéfiniment leurs portes à 17 heures et les rues se videront à 22 heures sous l'emprise d'un couvre-feu, les partys et autres sorties de la veille du Jour de l'An et du premier jour de 2022 n'auront pas lieu...

Voilà pourquoi il peut devenir amusant de sortir des boules à mites l'édition du quotidien Le Droit du 31 décembre 1971 et voir en publicités certaines des activités qui s'offraient au public dans la région d'Ottawa et de Hull-Gatineau, à mi-chemin entre la pandémie de grippe espagnole et celle de COVID-19...

Ce qui est le plus fascinant de cette incursion dans le passé, c'est qu'en un demi-siècle, tous ces commerces (cinémas, hôtels, restaurants) qu'on retrouve dans les pages du Droit ont disparu, à l'exception d'un restaurant de mets chinois à Hull et du (tout nouveau à l'époque) Centre national des Arts à Ottawa. Et de fait, quand on fait le tour d'Ottawa et de Gatineau, aujourd'hui, il ne reste pas grand chose du paysage commercial du début des années 1970...

Les cinémas qui émaillaient les grandes avenues de la région ont presque tous cédé leur place aux complexes multi-écrans (Star-Cité, Cinéma 9, etc.). Qui se souvient aujourd'hui du cinéma Laurentien à Gatineau, du cinéma Cartier et du Vendôme à Hull, des cinémas Nelson, Regent, Elmdale, Rideau, sans oublier les ciné-parcs?

En voici quelques-uns, en vogue en cette veille du Jour de l'An 1971...

un des rares situés dans un centre commercial, à Hull. Le cinéma a fermé ses portes, mais les deux vedettes, Dominique Michel et Yvon Deschamps, vivent toujours.

le cinéma de mon quartier d'enfance à Ottawa... sans doute le seul film québécois qu'on y ait présenté...

Le censure était nettement moins sévère à Hull qu'à Ottawa...


le cinéma Nelson s'est par la suite appelé Bytowne
Je crois que ce cinéma était situé sur la rue Notre-Dame...

Les amateurs de sorties de veille du Jour de l'An (en supposant que ce soit permis cette année) auraient de la difficulté à retrouver les restos et hôtels annoncés en 1971... Ils n'existent plus... On pense notamment au Café Champlain, situé sur l'île Bates en plein milieu de la rivière des Outaouais, sous le pont Champlain, et à bien d'autres... Tous les restaurants que j'ai fréquentés à l'époque ont disparu...

un resto sur une île da la rivière des Outaouais, avec une adresse ontarienne et un numéro de téléphone québécois

à l'époque où la rue Rideau et le chemin de Montréal avaient du caractère...

je n'ai jamais entendu parler de cet endroit...

...l'hôtel Ambassador, renommé pour son heure de fermeture très approximative

à l'époque où Limbour existait hors de Gatineau...

Et enfin, un incontournable dans la région à partir des années 1910, la piste de courses Connaught, à Aylmer, fermée en 2009... 

Bonne année 2022 malgré tout!

Digne de mention... C'est la première année avec trois 2 depuis le Moyen-Âge (1222)... 



mercredi 29 décembre 2021

Laïcité: mes voeux pour 2022...

photo par Paul Chiasson

Mes voeux pour l'année 2022 sur le front de la laïcité...

- que l'ambassadeur Bob Rae dénonce de nouveau la Loi 21 en la traitant de discriminatoire et de violation de la Déclaration universelle des droits de l'homme, mais qu'il le fasse cette fois de sa tribune à l'ONU, au nom du Canada et du gouvernement Trudeau

- que le mouvement anti-Loi 21 de la ville de Brampton fasse boule de neige au sein des municipalités anglo-canadiennes, que l'immense majorité des 85 plus grandes canadiennes villes hors-Québec fassent bloc et versent des millions de dollars aux coffres des organisations islamistes, sikhs et autres qui contestent la loi québécoise en cour

- que le gouvernement Trudeau et le Nouveau parti démocratique se joignent à la cohorte et interviennent devant les tribunaux pour faire tenter de faire abattre la loi sur québécoise sur la laïcité de l'État

- que Justin Trudeau continue de nommer des juges ouvertement multiculturels, fermement opposés à la Loi 21, pour établir de la façon la plus claire possible que les tribunaux sont devenus encore davantage une arme politique contre le Québec

- que les médias anglo-canadiens poursuivent le «Québec bashing» si bien pratiqué depuis des générations, qu'ils publient des textes tendancieux ou provocateurs contre les Québécois francophones, qu'ils nous traitent de xénophobes ou pire, de racistes

- que la Cour suprême du Canada charcute la Loi 21 comme elle a jadis charcuté la Loi 101, et prive cette fois le Québec de son recours à la clause nonobstant, si possible, par un vote de 6 à 3 (les trois juges québécois en dissidence), voire par un vote unanime

- que tel verdict, humiliant pour le gouvernement Legault, soit célébré par un tintamarre politique et médiatique anglo-canadien comme un clou de plus dans le cercueil de la spécificité québécoise

Tenant compte de l'évolution du dossier depuis quelques années, il y a de bonnes chances que ces voeux se réalisent. Pourquoi? Parce qu'ils s'inscrivent dans la réalité historique anglo-canadienne et que les Anglo-Canadiens sont majoritaires. Ils ont le droit de décider. Pas nous.

Ottawa, c'est la capitale nationale des maires de Brampton, Toronto, Calgary, Winnipeg et autres, de Jagmeet Singh, de Bob Rae, de Shashi Kurl, de la meute médiatique de langue anglaise. Ottawa règne sans notre consentement dans tous les champs constitutionnels fédéraux et s'ingère à volonté dans plusieurs compétences qui nous appartiennent.

Ottawa a un pouvoir illimité de dépenser (même contre nous) et ne se prive pas de financer à l'excès les institutions et organisations anglo-québécoises qui nous combattent jusque dans la laïcité. Ottawa nomme tous les Azimuddin Hussain et autres juges de cours supérieures (jusqu'à la Cour suprême) à qui la constitution fédérale permet de nous imposer judiciairement le multiculturalisme canadian.

Quand la poussière retombera et que la majorité anglo et ses tribunaux nous auront rappelés à l'ordre, et cela finira par arriver, nous aurons un choix à faire. Avaler la pilule comme nos gouvernements québécois l'ont fait trop souvent, continuer de vivre à genoux dans un demi-pays rétrécissant, ou nous rendre compte enfin que le seul moyen de prendre nos propres décisions, c'est d'arrêter de se débattre dans cette maison de fous. C'est d'arrêter de toujours voter à un contre quatre au Parlement fédéral, à un contre dix à la table fédérale-provinciale. C'est d'arrêter de toujours plaider devant des juges nommés par Ottawa, d'endurer sans répit le crachat des médias de langue anglaise.

Quand tous les combats auront été perdus, quand l'ultime décision aura été rendue, quand la majorité canadienne, son Parlement et ses tribunaux auront dit non à la laïcité (et à nos lois linguistiques), nous aurons le choix d'obéir... ou de voler enfin de nos propres ailes!

Voilà pourquoi je souhaite que le Canada anglais soit égal à lui-même et qu'il nous pousse dans nos derniers retranchements. On nous acculera à un choix clair: abandonner notre spécificité ou assumer souverainement nos responsabilités. Subir à genoux ou vivre debout. Accepter que le Canada anglais décide pour nous, ou décider nous-mêmes.

Dans ce pays où le rouleau compresseur multiculturel anglo-dominant voudrait réduire à néant notre contribution unique à la diversité culturelle planétaire, j'en suis venu à la conclusion que seules quelques bonnes claques en pleine face nous éveilleront et attiseront les braises de notre résistance.

Alors vivement 2022!

Et un jour, pas trop lointain, l'indépendance!


jeudi 23 décembre 2021

L'abc du journalisme...

Le bulletin de nouvelles télévisé de Radio-Canada, ce midi 23 décembre 2021, aura été la goutte qui fait déborder le vase!

On a diffusé en première manchette la situation COVID de l'Ontario, qui venait de franchir le cap des 5000 nouveaux cas quotidiens... La seconde nouvelle portait sur la condamnation d'un meurtrier autiste au tribunal, et fut suivie d'une bordée de publicités. Dix minutes après le début du bulletin, on a enfin fait état des données COVID au Québec... avec son bilan inédit de 9379 infections en une seule journée!

Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que la manchette évidente du jour, c'était le résultat catastrophique obtenu au Québec. Près de 9400 cas au Québec, avec ses 8 millions et demi d'habitants, c'est presque trois fois pire qu'en Ontario avec sa population de 13 millions et demie. Il aurait fallu que l'Ontario enregistre 14 000 nouvelles infections en 24 heures pour que les données soient équivalentes à celles du Québec... Faites les calculs...

Non mais y a-t-il un seul journaliste, une seule direction de l'information qui se donne la peine de comparer notre situation avec celle de nos voisins immédiats? Il n'y a pas que Radio-Canada qui fasse mal son boulot ici, le mal est généralisé dans la presse de langue française, où les données pandémiques du Québec et de l'Ontario (quand on aborde le bilan des deux territoires) sont le plus souvent étalées en vases clos.

(Le lendemain de la publication de ce blogue, Le Devoir a enfin fait la grande comparaison et conclu facilement que le Québec est l'épicentre de la vague Omicron au Canada. Voir bit.ly/3yYt3de.)

Après avoir écouté ou lu l'immense majorité des reportages, on a l'impression que le variant Omicron frappe de plus en plus fort dans les deux provinces, sans plus. Un bulletin bien fait aurait commencé avec les résultats catastrophiques du Québec (9379 nouvelles infections) et poursuivi avec le bilan grave, mais nettement meilleur, de l'Ontario avec 5000 nouveaux cas, en insistant sur le fait qu'en cette journée, pour chaque nouvelle infection en Ontario, il y en a trois au Québec!!!

Mais vu l'état actuel de nos salles de rédaction, c'est sans doute trop espérer...

Brampton et la Loi 21

Tous ont entendu parler de cette campagne amorcée par la ville de Brampton (en banlieue de Toronto) pour contribuer au financement de la  contestation judiciaire de la Loi 21 sur la laïcité de l'État du Québec. Le maire de cette ville, Patrick Brown, a demandé aux 100 plus grandes villes du Canada de se joindre à lui pour appuyer les organisations qui cherchent à abattre une loi qu'ils jugent discriminatoire et raciste...

Jusqu'à maintenant, une grappe de villes - Toronto, Mississauga, London, Oakville, Winnipeg, Calgary, entre autres - ont soit appuyé l'initiative de Brampton par résolution, soit manifesté un intérêt de le faire. Au Québec, quelques médias ont sollicité les commentaires de Valérie Plante (Montréal), de Bruno Marchand (Québec) et de Catherine Fournier (Longueuil). Tous ont exprimé des réserves et ont refusé de soutenir la démarche du maire de Brampton.

Mais qu'en est-il des autres municipalités du Québec qui font partie du palmarès des 100 plus grandes villes du pays? Un quotidien comme Le Droit et la salle des nouvelles d'Ottawa-Gatineau de Radio-Canada aurait dû immédiatement sonder France Bélisle, nouveau maire de Gatineau (18e ville en importance), et Jim Watson d'Ottawa (4e ville du pays). S'ils l'ont fait, je n'ai rien vu sur les sites Web. Les seules déclarations que j'ai vu attribuées au maire d'Ottawa ont été rapportées par des médias montréalais.

Mais revenons au Québec, qui compte 15 villes parmi les 100 plus importantes du Canada: Montréal (2), Québec (11), Laval (13), Gatineau (18), Longueuil (19) Sherbrooke (30), Saguenay (32), Lévis (33), Trois-Rivières (37), St-Jean-sur-Richelieu (58), Brossard (68), Drummondville (75), Granby (83), St-Hyacinthe (94) et Mirabel (100). Ce n'aurait pas été une tâche herculéenne de demander à chacun, chacune des maires de répondre à l'appel que leur a lancé le premier magistrat de Brampton...

Comme vieux journaliste, ce genre de suivi me semble faire partie de l'abc du journalisme... Mais aujourd'hui, c'est sans doute trop espérer...



mercredi 22 décembre 2021

Le fouillis des tests rapides...

Les images de longues files devant les pharmacies ont inondé les bulletins de nouvelles, avant-hier. Il s'agissait, bien sûr, de gens désireux d'obtenir leur trousse de tests rapides de COVID-19 avant que les stocks ne soient épuisés. Et comme il n'y en avait que 108 trousses par pharmacie pour la journée du 20 décembre, il fallait nécessairement se rendre sur place tôt...

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Ayant lu ce communiqué de la RAMQ et ayant entendu la veille, à la télé, qu'on devrait cueillir les auto tests en personne et qu'il n'y aurait qu'une trousse par personne, je me suis rendu à ma pharmacie (une bannière bien connue) avant l'heure d'ouverture, lundi matin 20 décembre 2021, avec mon épouse pour qu'elle puisse avoir le sien itou...

Arrivant à 8 h 55 (cinq minutes avant l'ouverture), je m'attendais à une achalandage considérable devant les portes de la pharmacie. Première surprise, seulement quatre personnes avaient formé une très courte file. Voilà qui s'annonçait bien. Neuf heures sonnent et personne ne vient déverrouiller la porte. Deux autres personnes se sont ajoutées à la file d'attente, et chacun, chacune, consulte sa montre...

Un peu après 9 h 05, la caissière se pointe, entrouvre la porte et nous informe que le pharmacien n'est pas arrivé, et qu'elle doit l'attendre avant de pouvoir nous laisser entrer. Ce doit être un suppléant, me dis-je, parce que je n'y vois que des pharmaciennes depuis des années et elles sont on ne peut plus ponctuelles. Neuf heures 15, neuf heures 20, les portes sont toujours verrouillées... Des murmures d'impatience s'élèvent de la petite foule de huit ou neuf personnes.

Finalement, un homme que je n'ai jamais vu auparavant se pointe au bout du couloir, ne portant pas de masque, et annonce: «c'est moi le pharmacien». Un membre du personnel lui ouvre rapidement la porte et il entre, toujours sans masque... Enfin on nous donne accès aux lieux, en nous indiquant de nous poster au comptoir des ordonnances, où une nouvelle surprise mijote.

La première personne, une femme que me paraissait être dans la cinquantaine et qui devait sans doute être arrivée depuis au moins une heure, présente sa carte d'assurance-maladie, comme il se doit. Avez-vous un dossier ici, lui demande-t-on? Apparemment non. Et on nous annonce que seuls les clients réguliers de cette pharmacie auront droit à une trousse d'autotests. Et ce sera une trousse seulement par adresse, et non une trousse par carte d'assurance-maladie.

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La dame a dû rebrousser chemin, les mains vides, alors qu'en vertu des directives de la RAMQ (voir captures d'écran ci-haut), elle avait parfaitement droit à ses tests de dépistage rapide de la COVID. Où devra-t-elle aller si elle n'a aucun dossier en pharmacie? Sais pas... Le communiqué de la Régie spécifiait bien que le programme d'autotests rapides s'appliquait à «toute personne dûment inscrite à la Régie de l'assurance-maladie du Québec».  Je peux comprendre les pharmacies de vouloir privilégier la clientèle fidèle mais je peux aussi comprendre la personne qui se conforme en tous points aux exigences de la RAMQ et qui se fait éconduire...

Même problème pour moi... Après avoir donné une trousse de tests rapides à mon épouse, on m'a refusé parce nous vivons à la même adresse depuis 46 ans... Encore là, je peux comprendre la logique de la pharmacie qui veut offrir les tests rapides au plus grand nombre de foyers, mais c'est en contravention de la directive gouvernementale, qui prévoit une trousse d'autotests par carte d'assurance-maladie... Ce que je questionne, c'est le droit d'une chaîne de pharmacies de modifier les normes gouvernementales, même pour des motifs défendables.

Un petit ajout. Mon refus est survenu après qu'on ait permis au type devant moi d'obtenir deux trousses, une pour lui et une pour sa mère qui n'était pas présente... Mais poursuivons... L'autorisation (au comptoir d'ordonnances) n'était que la première étape, dont la technicienne se chargeait fort efficacement entre les appels téléphoniques qu'elle devait prendre. Il nous fallait ensuite se remettre en file au comptoir de réception des ordonnances, où le pharmacien devait nous remettre la trousse de tests tant convoitée...

Nouveau blocage. Le pharmacien doit lui aussi répondre au téléphone, qui n'arrête pas de sonner... Et comme il n'y a que le pharmacien et la technicienne, tout le monde est trop occupé pour remettre les auto tests à ceux et celles qui font la file au second comptoir. Pendant qu'on patiente, un client venu cueillir une ordonnance se faufile entre nous, avec comme masque un simple foulard enroulé autour de sa bouche... Devant le silence général, y compris celui du personnel de la pharmacie, mon épouse menace de quitter les lieux s'il ne met pas un vrai masque comme tout le monde. Il s'est exécuté, enfilant le masque qu'il avait laissé dans sa poche...

Finalement, le premier de notre file reçoit ses tests rapides vers 9 h 45... Pour une raison que j'ignore, nous sommes passés en deuxième place, alors que nous étions troisièmes dans la file, et avons reçu ceux de mon épouse dix minutes plus tard. Heureusement. Je ne sais pas si ce manège a continué bien longtemps après notre départ, mais au rythme de 10 minutes par remise de trousse de tests, les derniers en file auraient certainement attendu jusqu'à l'heure du midi pour recevoir la leur... et à l'heure de fermeture (18 h) de la pharmacie, on n'aurait distribué que la moitié des 108 trousses disponibles...

La morale de cette histoire?

J'ai beaucoup de sympathie pour les pharmaciens et techniciennes qui en avaient déjà plein les bras avant qu'on leur demande de devenir une chaîne de distribution de trousses de tests rapides COVID.

J'ai beaucoup moins de sympathie pour les chaînes de pharmacies qui en font un outil pour fidéliser leur clientèle régulière, faisant fi des procédures annoncées dans les communiqués gouvernementaux.

Enfin.. Nous avons maintenant une trousse de tests rapides à la maison qui ne serviront probablement pas... J'avais cru au départ qu'on devait s'en servir pour s'assurer de ne pas avoir la COVID, surtout si on n'a pas de symptômes, avant de rencontrer des proches à Noël. Mais là, le ministre Dubé nous dit de les utiliser seulement si des symptômes de COVID se manifestent, et en plus, décourage les rencontres de famille durant les Fêtes.

Il me semble que le plus grand risque de propagation de la COVID à Noël aurait résulté de la présence de personnes asymptomatiques et contagieuses à des rencontres, même petites, de parents et amis. Mais ces personnes, nous dit-on maintenant, ne doivent pas se servir des auto tests... Ils sont réservés à ceux et celles qui présentent des symptômes de COVID, alors que ces derniers seraient sans doute restés bien tranquillement chez eux, risquant peu d'infecter les autres...

Alors, si je comprends bien, je dois de préférence ne pas sortir durant le temps des Fêtes, en tout cas éviter les contacts non essentiels, et attendre l'apparition de symptômes s'apparentant à la COVID avant de pouvoir utiliser les tests rapides. J'ai l'impression d'avoir perdu mon temps à faire le pied de grue à la pharmacie...