samedi 13 juin 2026

On nous rit en pleine face...

13 juin 2026...



Voilà comment ça fonctionne au Canada. Une injustice est commise par un gouvernement ou une institution contre un francophone ou contre une collectivité francophone et les avenues de redressement - judiciaire, politique - s'avèrent trop souvent inutiles. Entre un rejet sans appel des plaintes et une reconnaissance tardive de la faute, le résultat est le même. L'injustice demeure.

Le cas de la lieutenante-gouverneure unilingue anglaise du Nouveau-Brunswick, nommée par le gouvernement Trudeau en 2019 et contestée par les Acadiens, n'a rien d'exceptionnel. C'est plutôt la règle. Au moment où l'ultime recours devant la Cour suprême se termine, il est trop tard. Mme Murphy a terminé son mandat style Mary Simon sans entrave et les francophones doivent se satisfaire de plates excuses.

La tradition de reconnaître trop tard les droits brimés des Canadiens français et Acadiens est vieille comme la Confédération. Les dommages sont faits. Le Règlement 17 interdisant les écoles françaises en Ontario avait été adopté en 1912. Il n'a jamais été invalidé par les tribunaux et le gouvernement ontarien s'est finalement excusé en février 2016! Les Franco-Manitobains et les autres minorités francophones hors Québec ont subi des gifles similaires au cours du dernier siècle et demi.

Les dés sont pipés. Partout, à l'extérieur du Québec, les majorités anglaises détiennent 100% du pouvoir. Les francophones minoritaires doivent traiter avec des institutions, parlementaires ou judiciaires, où les anglophones sont à peu près toujours majoritaires. Les contestations politiques sont ardues et les appels aux tribunaux peuvent durer des années. Alors, comme dans le cas de Mme Murphy au Nouveau-Brunswick, il faut se satisfaire d'un: que voulez-vous, cela n'aurait pas dû se produire, mais voilà, c'est arrivé. Contentez-vous de la satisfaction d'une reconnaissance du tort...

On nous rit en pleine face...

Aucun commentaire:

Publier un commentaire