Les non-francophones voteront à 60% pour le parti des Anglais (le PLQ) selon le plus récent sondage Léger, publié à la mi-septembre. Ils se comportent davantage comme une extension de la majorité anglo-canadienne en sol québécois qu'en citoyens intéressés à participer aux débats à caractère identitaire (langue, laïcité entre autres). Ils sont ni plus ni moins un boulet pour notre démocratie.
Ne comptez pas sur une ouverture d'esprit chez cette majorité d'anglophones et d'allophones anglicisés. Leur seul souci est de bloquer tout élan visant à renforcer le caractère français du Québec et son autonomie politique. La majorité d'entre eux ne discutent pas de l'indépendance. Ils se contentent de se présenter aux bureaux de scrutin pour voter contre le PQ aux élections, et NON aux référendums.
Ne participent à la grande discussion sur notre avenir que les 80% (chiffre en baisse) de francophones. Pour mettre en branle le projet de création d'un État souverain, français et laïc, il faudra au moins les deux tiers de ce 80%, l'autre 20% ayant comme seule mission de tout bloquer. Pas question évidemment de leur retirer leur droit de vote, mais il est bon de rappeler à l'occasion leur mauvaise foi collective.
Le déclin du français dans les régions en voie d'anglicisation a un effet certain sur les intentions de vote. Le vote «soviétique» des anglos assure aux libéraux anglophiles 25 ou 30 circonscriptions même quand ils n'amassent que 20 ou 25% du vote populaire. Ce nombre augmente sous l'impulsion d'une immigration débridée et de l'assimilation d'un nombre croissant de francophones dans les régions où la langue anglaise s'impose de plus en plus.
Si on prend pour exemple l'Outaouais, avec de fortes concentrations anglaises dans les circonscriptions de Pontiac, Hull et Gatineau, on s'aperçoit que la proportion de francophones favorables au PLQ est plus élevée qu'ailleurs au Québec. Le même phénomène se constate probablement dans le West Island. Côtoyant constamment des anglos plus Canadian que québécois dans des milieux intensément bilingues, leur identité francophone s'effrite. Aux élections, ils votent de plus en plus comme les Anglais.
Avez-vous entendu beaucoup de candidats et candidates parler de ça durant cette campagne électorale? Moi non. On se tient loin d'évocations semblables, pas du tout politiquement correctes. Crainte collective de se faire traiter de xénophobes ou de racistes, pendant que des centaines de milliers d'anglophones et d'allophones anglicisés se comportent à notre endroit comme des xénophobes et des racistes.
Selon le dernier sondage Léger, 37% des francophones du Québec appuient le Parti Québécois. Chez moi, en Outaouais, c'est sans doute moins de 30%. L'omniprésence de l'anglais (la proximité d'Ottawa, la fonction publique fédérale, la domination traditionnelle de l'anglais dans le Pontiac et la Basse-Gatineau) a massivement bilinguisé la population francophone, jusque dans son identité.
Aux deux dernières élections (2018 et 2022), la CAQ de François Legault a réussi à ébranler et même à démolir quelques pans des châteaux forts libéraux. La campagne de 2026 voit réapparaître peu à peu les vieilles habitudes. Alors que le reste du Québec francophone a mis les libéraux à la poubelle, l'Outaouais est de nouveau tenté de s'y accrocher. Pourquoi? Faut surtout pas en parler. Il faudrait aborder la question linguistique et ça c'est tabou...

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