samedi 30 mai 2026

WestJet et les unilingues francophones…

30 mai 2026…

Capture d’écran du site Web Le Droit

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Avez-vous déjà rencontré un employé unilingue français d'Air Canada ou de WestJet? Moi non. Comme à peu près tout le monde sans doute. De tout temps, les revendications linguistiques chez les transporteurs aériens ont presque toujours porté sur l'offre de services en français, tant aux aéroports qu'à bord des avions. Donc, sur la nécessité d'engager un personnel bilingue.

Quand les compagnies aériennes réussissent, tant bien que mal, à desservir leur clientèle francophone en français, elles ont embauché des employés qui parlent l'anglais et le français. Pour ces membres du personnel, le bilinguisme signifie très simplement que les employés francophones peuvent se parler entre eux dans leur langue, et que les employés anglophones (souvent unilingues) peuvent parler anglais à tout le monde y compris aux francophones. Bilinguisme Canadian 101.

Le Québec compte un peu plus de 4 000 000 de citoyens unilingues français. Ceux-ci forment environ 11% de la population totale du Canada. WestJet exige que tous ses employés aient une connaissance suffisante de l'anglais. Donc, comme le précise Le Droit (voir lien en bas de page), aucun des 16 000 employés de WestJet ne parle que le français. Je serais curieux de savoir combien d'unilingues français travaillent à Air Canada. Ils ne doivent pas être bien nombreux.

Interrogé au comité parlementaire des Langues officielles à Ottawa sur l'imposition de l'anglais au travail, même au Québec, un avocat de la compagnie WestJet, Tristan Joanette, a indiqué qu’un comité de francisation va se pencher «très sérieusement» sur la question. À tous les jours, on entend des anglophones de l'Ouest ou de l'Ontario ou d'ailleurs se plaindre de l'exigence du bilinguisme pour certains emplois fédéraux. C'est, disent-ils, une forme de discrimnation contre les 25 millions d'unilingues anglais au pays.

Mais jamais n'évoque-t-on la discrimination flagrante contre quatre millions d'unilingues français qui sont systématiquement écartés de la plupart des emplois fédéraux, et même d'un grand nombre de postes dans un Québec de plus en plus bilingue. Pour un anglo de London, en Ontario, l'unilinguisme anglais n'a rien d'anormal. Sa seule langue, majoritaire, devrait suffire s'il remplit les autres exigences d'un poste. Pourquoi, alors, ne trouve-t-on pas normal qu'un francophone de Saguenay ou de St-Hyacinthe ne possède lui aussi qu'une seule langue, la sienne, le français? Et qu'il puisse, au Québec et même ailleurs, occuper des postes importants sans qu'on exige de lui une connaissance de l'anglais?

La bilinguisation à vitesse grand V des francophones du Québec aura pour principal effet de marginaliser davantage les millions d'unilingues français et de les empêcher de vivre pleinement dans leur langue sur leur propre territoire. Pensez-y! Vite!


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Lien au texte du Droit - https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2026-05-30/westjet-exige-que-ses-employes-francophones-maitrisent-l-anglais.php






 

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