8 avril 2026...
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| capture d'écran du site Web Le Devoir ce mercredi 8 avril 2026... |
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Depuis le 28 mars (au moins), Tourisme Outaouais nous fait passer pour une bande de colonisés anglicisés avec sa campagne médiatique «Les affaires bleisure en Outaouais!». Une campagne axée sur un néologisme anglais peu connu et sur une photo panoramique qui fait de Gatineau une protubérance de la ville d'Ottawa!
(Voir mes textes de blogue du 28 et 30 mars aux adresses ci-dessous https://lettresdufront1.blogspot.com/2026/03/deux-claques-en-pleine-face.html et https://lettresdufront1.blogspot.com/2026/03/le-francais-gatineau-motus-et-bouche.html)
L'image en haut de page a été captée sur la page Web du quotidien montréalais Le Devoir cet après-midi, 8 avril. Cette horreur est toujours en ligne après 11 jours!!!
Je n'ai lu ou entendu AUCUN commentaire des dirigeants de Tourisme Outaouais, des élus de la région et notamment ceux de Gatineau, ou des rédactions médiatiques. Je veux bien croire que mon petit blogue a assez peu d'influence mais mon texte du 28 mars et mon suivi du 30 mars ont touché au moins quelques milliers d'internautes.
J'ai peine à croire que les bonzes médiatiques, politiques et touristiques de Gatineau et de l'Outaouais n'aient pas pris connaissance de la campagne bleisure et de la photo du centre-ville d'Ottawa pour l'illustrer. Que dois-je conclure?
Où sont passées toutes ces personnes qui avaient sourcillé d'indignation devant le slogan On passe au BOLD de la ville de Gatineau il y a deux ans? Devant les protestations contre l'emploi du mot anglais bold, la ville avait dû reculer.
Se peut-il que personne n'ait vu la pub bleisure de Tourisme Outaouais parce qu'elle circule à l'extérieur de la région? C'est toujours possible mais j'en doute. Ce genre de campagne aurait certainement été validé auprès d'un éventail de décideurs régionaux.
Alors si nos dirigeants, nos élus et nos journalistes sont au courant de l'image régionale transmise par Tourisme Outaouais, il faut conclure qu'ils l'approuvent, qu'ils y sont indifférents, ou que personne n'ose élever la voix dans un coin du Québec où le vivre-à-genoux est incrusté.
Les indifférents ne méritent pas d'occuper des fonctions de direction ou des postes électifs.
Les partisans de la campagne bleisure n'ont manifestement aucun respect pour le caractère francophone de notre région québécoise.
Les peureux, sans doute très nombreux, incarnent encore plus que les autres l'esprit de colonisé qui afflige notre bord des cinq ponts qui relient Gatineau à la capitale fédérale.
Même les défenseurs de la langue française, qui se raréfient d'année en année, se font collectivement discrets, parfois...
Alors je m'adresse directement à mon conseiller municipal Luc Chénier et à la mairesse Maude Marquis-Bissonnette, élue avec un programme d'affirmation de Gatineau comme ville francophone. Dites-moi si vous avez vu cette publicité et ce que vous en pensez!
Quant à la population, je désespère. Son silence est assourdissant. La moindre amorce de débat médiatique ou politique aurait obligé Tourisme Outaouais à défendre la campagne bleisure sur la place publique. Mais il n'y a rien. Rien!
Alors venez venez, gens d'affaires et businessmen. Vous voyez? Ici on est plus bilingues que francophones. Plus bonjour-hi que bonjour... Plus Ottawa que Gatineau... Plus à genoux qu'ailleurs pour quêter vos dollars de voyages d'affaires et d'agrément...
Pas surprenant que notre saint patron soit Jean-Baptiste... Lui aussi criait dans le désert...

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